Sunday, March 25, 2012

Minute de Silence

Il semblerait que la minute de silence soit à la mode.

Que signifie ce rituel ?

Pour ma part j'ai quelques souvenirs de "minutes interminables" durant lesquelles l' adolescente que j'étais s'ennuyait ferme.

J'ai dit "rituel" et je pense ne pas me tromper. Le 25 octobre 1929 une loi relative à la commémoration des morts pour la France durant la "Grande Guerre" a été votée. Cette loi impliquait, outre l'élévation de monuments aux morts, les dépôts de gerbes et cérémonies de recueillement.(minute de silence)

C'est ainsi que le 11/11/1929, on pratique la première minute de silence.

Par la suite ce principe s'étendra à d'autres circonstances que les commémorations militaires concernant la Grande Guerre.

Et je reviens au rituel. On rectifie la tenue, on se met au garde à vous (les officiels), c'est une sorte de mise en scène devant le monument aux morts. Pour y avoir assisté maintes fois, je crois vraiment que c'est un moment de vie sociale intense. Il y a une idée de recueillement (prière laïque ?)

Revenant à mon adolescence. A quoi pense-t-on pendant cette minute de silence ? Selon son âge, ses préoccupations, ses convictions... Déjà, on se tait. On se tait à l'unisson. Et c'est cela le rituel.

Cette enseignante qui a suggéré une minute de silence "pour" Mohammed Mirah... Que voulait-elle dire ?

Probablement suis-je trop optimiste, mais j'imagine volontiers que c'était une tentative maladroite pour exprimer que tout être humain a droit au respect. Et qu'une minute de silence est une occasion de se poser quelques questions sur le pourquoi, le comment... Notamment "comment élever nos enfants pour les aider à devenir responsables".

2 comments:

Thérèse31 said...

Bonne analyse très utile. Mais la minute de silence est aussi un hommage...et c'est pourquoi cette minute en hommage à Mohammed Merah n'a pas été acceptée.
Oui, respect devant la mort, respect devant l'erreur et retour sur nous-mêmes car nous sommes tous coupables.

Gael O'SCANLAN said...

Vous avez raison Thérèse, je me suis exprimée trop vite et maladroitement. mais en fait c'est ce que je pense. Nous sommes coupables. Ce garçon l'est indubitablement mais il est également victime de notre indifférence.