samedi 21 juin 2008

Haikus pour le week-end


Un Botero ? Pourquoi pas... Et le coquelicot mutant ? Juste pour la plaisir. Faux: il est là uniquement parce que je ne sais pas retirer un cliché que je viens de publier par accident. En fait je l'aime bien mais il n'a rien à voir ici.








Tout d'abord je dois avertir mes "friendly visitors" que je ne suis plus sur le même ordinateur et qu'en conséquence ma liste de favoris a changé. Quand l'ordinateur récalcitrant sera revenu à de meilleures dispositions je retrouverai les amis égarés.




Quelques haikus ou pseudo... Le coeur y est. Néanmoins je souhaite vraiment améliorer ma technique.




L'été au jardin


soudainement l'envol


gros matou déçu






Dans sa pupille


une tourterelle grise


bourrasque de plumes




Orage effacé


par la pluie qui crépite


où est la bougie ?


jeudi 19 juin 2008

Blogger: droit ou privilège ?

http://blogger-for-freedom.org



Le site va fermer. C'est en anglais et je ne pense pas qu'il soit traduit en français.

mercredi 18 juin 2008

Haiku et remerciements


Semaine bien remplie. Peu de temps à consacrer au blog. Le 12 juin publication d'un timide haiku.


Une voile courbée
abandonne derrière elle
un sillon d'écume


Merci donc à Xiao-bao qui m'offre en retour:


Un sillon d'écume
et la voile au soleil
qui l'abandonna


Conseils: manquait un mot suggérant la saison (kigo), et en ce qui concerne la construction, plutôt commencer par le détail en ouvrant le champ de vision.


Soleil écrasant
dormir à l'ombre du mur
Maroc ? oublié

lundi 16 juin 2008

Toiles







Aujourd'hui je tiens à vous faire connaître l'oeuvre d'une amie très chère.




Elle a du talent. De temps à autre je publierai quelques clichés, malheureusement peu représentatifs dans la mesure où Martine travaille sur de larges supports.




Si cela vous intéresse, google "Martine Jardel painter" et vous en saurez plus.


Juste pour titiller votre curiosité...


Morceaux d'espaces XXVI 76cm x 91cm
Morceaux d'espaces XXVII 91cm x 61cm



Space 57 147cm x 135cm

Space 58 152cm x 117cm

Space 59 130cm x 94cm




Depuis des années Martine vit à San Francisco. Pour la joindre : contact@martinejardel.com


A quand internet en 3D... ? Il manque la texture. Le travail en profondeur. A propos de la série "Morceaux d'espaces" c'est la juxtaposition de petits formats parfois peints à des semaines d'intervalle. Personnellment c'est une technique qui me fascine et m'enchante. J'adore les fenêtres, les carreaux et la vision d'un paysage quotidiennement réinventé.





dimanche 15 juin 2008

Haiku for a little girl






Ball kicked away


sweet baby running behind


picnic in the shade










Richmond on Sunday


red blanket on Spring grass


four under the oak tree


samedi 14 juin 2008

Mélange des genres: Taboulé



Comme je l'ai dit en créant ce blog mon intention est d'en faire une une sorte de carnet de notes, un aide-mémoire. Selon mon humeur, les intérêts du moment, les circonstances de la vie quotidienne. J'entends garder le droit de me contredire ou de changer d'opinion. Eclectique et dilettante.


Ainsi aujourd'hui je laisse libre cours à ma mauvaise humeur. A chaque fois que je longe le rayon traiteur d'un supermarché je fronce les sourcils devant les plats de taboulé. Comme j'ai eu la chance d'avoir vingt ans au Liban, à Zahlé pour être plus précise, et que je suis une gourmande, je sais ce qu'est un vrai taboulé. Je vais donc me faire plaisir en partageant ma recette. A noter que tout comme pour notre pot-au-feu ou bien le couscous, chaque famille a la sienne.


Premier point: il ne s'agit pas d'une salade de semoule ou de burghoul. Non. Les ingrédients principaux en sont le persil et la tomate. Une fois achevé, le mélange est vert (voir photo). Burghoul ou semoule ne sont là que pour y apporter un peu de craquant. Nous sommes loin de l'étouffe-chrétien à la française.


Second point: le choix de la semoule. Ou bien du burghoul ou bien notre semoule à couscous, le bulghur étant préférable. Si l'on utilise la semoule à couscous (medium) inutile de la tremper. Et bien évidemment il n'y a aucune cuisson.


A titre indicatif je compte environ 30 gr de burghoul par personne. Avec 200 gr nous avons un taboulé pour environ 6 à 8 personnes, selon qu'il s'agit d'un mezzé ou d'une entrée unique.


INGREDIENTS:


200 gr de burghoul

4 ou 5 tomates bien mûres, selon la taille

3 ou 4 bottes de persil (de préférence plat, très frais)

1 gros bouquet de menthe

1 botte d'oignons nouveaux (ou deux oignons moyens)

3 citrons

6 cuil. à soupe d'huile d'olive

sel et poivre


RECETTE:


- Tremper le burghoul 5 minutes dans un bol d'eau fraîche, égouttez-le et laisser en attente au frais.

- Laver et égoutter le persil, la menthe. Ôtez les queues et couper menu (j'utilise la bonne vieille méthode des ciseaux dans un bol)

- Eplucher et hacher les oignons

- Couper les tomates en petits dés

- Mélanger tous les ingrédients dans un grand saladier

- Y ajouter les jus des citrons, l'huile, le sel et le poivre.

- Remuer et laisser au frais au moins 30 minutes.


Remuer avant de servir.


Servir avec des feuilles de laitue et du pain libanais (recette un autre jour). Le taboulé se mange à la main en utilisant les feuilles de salade ou le pain.


Un peu plus de tomate, d'oignon... Peu importe, la règle d'or est peu de semoule, beaucoup de persil.


La cuisine libanaise est un délice et je me ferai un plaisir de partager ce que j'en connais avec bloggeurs et bloggeuses.
note: la photographie de Wadi Zahlé (où l'on déguste les meilleurs mezzés du monde) a été prise par Abe Ash.




vendredi 13 juin 2008

Haïku ?




Comme certaines photographies les haïkus sont des instantanés, une capture de l'éphémère, une vision pointue du quotidien.



Cette forme de poésie nous vient du Japon mais je ne m'attarderai pas sur cet aspect. Google omniscient est là.



Pour ma part, forte de mon ignorance en la matière, je joue à... je fais semblant de... Néanmoins chaque jeu a ses règles.



Sur un canevas de 3 vers non rimés et de 17 syllabes (5/7/5) je tente de fixer quelques moments privilégiés de mon existence au fil des saisons. Point de sentiments apparents, ni de pensées profondes ou non, mais la réalité telle que je la perçois fugitivement grâce aux cinq sens dont la nature m'a dotée.



L'exercice, plaisant, demande un effort de concentration aussi intense que celui exigé par l'apprentissage de la calligraphie chinoise.



J'aimerais beaucoup que les amateurs de haïkus de passage sur ce blog me fassent part de leurs critiques. D'ores et déjà je les en remercie.