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mercredi 11 mars 2015

SHAPUR 1... Dans mes rêves...







Cette nuit j'ai rêvé du roi Shapur 1, souverain sassanide, second de la dynastie, parfois appelé Shapur Le Grand. En fait, rien d'étonnant à cela car avant de sombrer dans le sommeil j'écoutais une émission de radio consacrée à l'histoire pré-islamique. La plupart du temps mes rêves sont pilotés par ce que je lis, écoute ou regarde avant de plonger dans la nuit dite réparatrice. Shapour ? Chapour ? Shapur ? Souvenirs lointains des années Langues'O. Cela doit en faire une cinquantaine. il y a prescription.

Quelques recherches s'imposent. En 2001 on apprend l'existence d'un relief sassanide au nord-est de l'Afghanistan, à quelques kilomètres de Pul-i Khumri (à vos cartes). Le site était connu des locaux sous le nom de Rag-i Bibi.

Il s'agit d'une scène de chasse pour le moins étonnante. je ne souhaite pas raconter ici les détails de mon rêve mais cet événement y figurait en bonne place.

Manguier, fleurs de mangue, un cavalier vêtu à la mode sassanide, cheval harnaché de même, plus un rhinocéros. Le compagnon de Shapur, car c'est bien le roi sassanide, semble être kouchane (re-google). Point de manguier,  point de rhinocéros en Afghanistan... La dynastie sassanide est persane et  les kouchanes viennent plutôt du nord de l'Inde. Troi éléments qui se réfèrent au monde indien sur lequel Shapur semble vouloir étendre sa domination.

Shapur Le Grand, dans toute sa splendeur.









On remarquera d'après les photographies qu'il faut être spécialiste pour lire et décrypter un tel relief. Merci M. Frantz Grenet.

Si ce monarque a passé le plus clair de son temps à guerroyer contre les romains il a néanmoins laissé une réputation de bâtisseur. Bichapour, par exemple (re-google). A noter toutefois qu'il a détruit Antioche de fond en comble. Et ausssi Hatra et Doura Europos, lesquelles n'ont jamais été reconstruites (256).

Voilà ma curiosité immédiate satisfaite et une porte ouverte sur d'autres lectures.

mercredi 2 décembre 2009

Ecrire ou ne pas écrire

J'avais tout perdu, égaré plutôt. L'envie et l'énergie d'écrire, le besoin de partager, l'excitation de la découverte. Bref je suis partie vers d'autres lieux en négligeant de ranger mon mot de passe avant de m'envoler.



C'était un signe. Je ne devais pas écrire. Alors j'ai lu. Sur papier, sur écran.



Je ne me suis ni perdue ni égarée, seulement absentée. J'ai même appris à jongler avec les chiffres de sudoku dont le nom me déplaît car j'ignore comment le prononcer. Pur masochisme que d'y jouer... Comment rêver en se concentrant de la sorte ? Je dois reconnaître que cette évasion forcée a du bon, comme une halte à l'issue d'une longue marche. C'est l'avantage du sudoku sur les mots croisés. Comment se concentrer sur ces derniers ? Chaque définition, chaque mot vous entraîne ailleurs et je n'ai nul besoin de mots croisés pour me perdre dans mon dictionnaire des heures durant.



Telle une convalescente incapable d'aller jusqu'à la grille du jardin, je vais m'arrêter là. Ravie de vous retrouver au hasard du clavier. Auparavant il faut que je vous dise mon récent coup de coeur. Azar Nafisi: Reading Lolita in Tehran. J'imagine qu'il a été traduit en français. Mais nous en reparlerons...



Amitié à tous et à toutes.