mercredi 23 mai 2012

TIM et CLINDINDIN



S'il te plaît, raconte une histoire...

Ma grand-mère est une abominable sorcière

Elle s’imagine que personne ne le sait.

Le soir venu…  Ce pendant que s’allonge son nez, que rebique son menton, que des griffes lui poussent au bout des doigts, une verrue entourée de trois poils hideux pousse sur sa joue gauche.

Ma grand-mère rapetisse, rapetisse tellement que j'ai peur que Loveyou ne la prenne pour une souris. Loveyou c'est son chat. Il est tout noir.

Elle se coiffe d'un ridicule chapeau pointu qu'elle sort d'un panier et enfourche la balayette de la cheminée. Vroum … La voilà qui s’envole dans un tourbillon de cendres.

C'est la vérité. Si je mentais mon nez s'allongerait! Comme le sien.

Pourtant dans la journée elle est tout à fait normale. Elle parle toute seule, elle cuisine en écoutant la radio et passe des heures au téléphone avec des vieilles biques qu'elle appelle ses amies. Va comprendre.



ça c'est ma mamie quand elle se transforme en sorcière. Elle est comme les vampires on ne peut pas la photographier, alors je l'ai dessinée.


Mon Papa, c’est le plus fort

Chaque matin au réveil il aplatit un tigre pour le transformer en carpette.

Au petit déjeuner il refuse énergiquement thé et tartines et préfère avaler le grille-pain : le fer c’est bon pour la santé. Puis il engloutit la théière, histoire de faire passer le grille-pain.

Ensuite il marathonne jusqu’au bureau. Une quarantaine de kilomètres, ce n’est rien. Et ainsi maman garde la voiture pour aller faire les courses.

Le soir, pour se détendre mon Papa se délasse dans un bain à 100°. Juste ce qu’il faut pour lui rosir la peau.

Quand il parle, mon Papa, c’est encore le plus fort. On l’entend jusqu’à Tombouctou. Et si tu ignores où est Tombouctou, c’est ton problème.

Mon Papa, c’est vraiment le plus fort. Plus fort que le tien, en tous cas. Parfois il me fait peur mais je l’aime, je l’aime. Fort, fort…


ça c'est une des carpettes de mon papa


Mon nainnin

Voici mon nounours, mon nainnin, mon doudou.

Il s’appelle Clindindin.

Je l’aime, je l’aime, je l’aime… Presqu’autant que maman. Elle dit qu’il sent le pipi mais moi je trouve qu’il sent bon.

Quand il était petit, c’était un ours blanc. Maintenant il est plutôt gris. Il est vieux, sale et puant dit ma sœur.
Clindindin n’a plus qu’un œil, son poil est râpé, sa jambe droite pendouille au bout d’un fil.

Je l’aime, je l’aime, je l’aime… Presqu’autant que maman et bien plus que ma sœur.

Ma maman le regarde et soupire.
Ma maman me regarde et soupire.

Je sais que tu m’aimes, me dit-elle. Elle attrape Clindindin et le jette dans la machine à laver.
Je sais que tu m’aimes. Elle secoue la tête.  Pas comme tu aimes Clindindin, j’espère. Tu le martyrise, le pauvre !



ça c'est les copains de mon Clindindin couchés sur la Grande Bao. Clindindin refuse de se laisser photographier. (la Grande Bao, c'est le chien de ma mamie). Elle est cool.

Ma maman

Elle est grande, elle est belle, elle sent bon mais parfois elle est méchante et je la déteste. Seulement quand elle est méchante.

D’abord, elle m’oblige à me coucher tôt. Moi je veux regarder un film à la télé. Ensuite elle me fait manger des trucs vraiment pas bons. Même si c’est elle qui les cuisine.

A part cela, elle est plutôt bien. Je l’aime, je l’aime, je l’aime…

Elle a ce truc avec les vêtements. Il faut toujours être impeccable, comme elle dit. Si elle le pouvait elle me jetterait dans la machine à laver avec Clindindin. Je déteste ça.

La nuit, dans mes rêves, elle est là. Elle tue les monstres. Je l’aime, je l’aime, je l’aime…


un jour je dessinerai ma maman



La Grenouille

La grenouille, c’est ma sœur. Papa l’appelle sa petite grenouille bleue. Ses vêtements sont bleus. Enfin, presque toujours.

Je ne suis pas sûr que je l’aime à fond. Juste un peu. De toute façon, elle n’aime pas les garçons, et je suis un garçon. Elle déteste Clindindin et dès qu’elle le peut,  l’attrape pour l’envoyer voler au-dessus de l’armoire.

Bon, c’est ma sœur et je ne peux pas la changer. Elle s’appelle Irma. Moi, c’est Tim. Enfin Timothée.



bon, c'est pas vraiment Irma, mais elle va être furieuse quand elle verra ça! 

(à suivre)

mardi 22 mai 2012

VERLAINE

IL PLEURE DANS MON COEUR COMME IL PLEUT...





La pluie s'en va
La pluie s'en vient

Il pleure sur l'océan
Il pleure sur la dune

L'océan regimbe et gronde

Il pleure sur Terre
Il pleut le sang en Syrie
Il pleut l'angoisse dans nos coeurs

L'océan regimbe et gronde

La pluie s'en va
La pluie s'en revient

samedi 21 avril 2012

OU NOUS RETROUVONS CHARLOTTE LA VOYAGEUSE




Ayant quitté la Belgique à cloche-pied, Charlotte a visité l'Argentine et le Chili. A cloche-pied mais le sourire aux lèvres. Nous la retrouvons dans le désert Atacama.





Atacama : j'avoue que jusqu'à présent j'en ignorais l'existence. C'est une bande de terre coincée entre la cordillère des Andes et le Pacifique. Environ 1000km. il semble que ce soit le désert le plus aride au monde, de ce point de vue, le Taklamakan n'est pas mal non plus. J'en garde un souvenir de grisaille rocheuse et poussiéreuse.
Cette sécheresse quasi permanente fait de l'Atacama un site particulièrement propice à l'observation du ciel. On y compte pas moins de 6 observatoires. Pour la liste je vous renvoie vers notre copain " Wiki Pédia " Je n'ose en poster les liens depuis mon échec avec celui de la Nasa! Il va falloir que je travaille sérieusement à résoudre ce petit problème technique.







From Belgium to Argentina, then to Chili, slightly limping nevertheless smiling, here is our friend Charlotte in the Atacama desert. I must confess that thanks to Charlotte I'm discovering the existence of Atacama. Shame on me. It is supposed to be the driest desert in the whole world. From this point of view the Taklamakan is not bad either. Grey, rocky and dusty as far as I remember. Atacama is about 1000km long, squeezed between the Andes and the Pacific ocean. Unpolluted air and aridity make it a great place to observe the universe above our head. (6 observatories). If you wish you may check the list on Wikipedia. I dare not post them since my failure with the NASA daily image. I've got to work on it.

On Youtube you will be able to find some videos showing heavy snow falls on the Atacama. Weird.

En allant sur Youtube vous trouverez quelques vidéos montrant d'imposantes chutes de neige. Etrange.

A titre de curiosité quelques citations concernant les déserts.

Le désert est beau, ne ment pas, il est propre. Théodore Monod


Dieu créa le désert, puis furieux, il lui jeta des pierres. Proverbe arabe


Le désert est la seule chose qui ne puisse être détruite que par la construction. Boris Vian


Regardez le désert au petit matin et mourez, si vous pouvez! Gertrude Bell




jeudi 19 avril 2012

UNE MINE D'IMAGES

Un site à suivre pour le plaisir des yeux. Chaque jour une nouvelle image accompagnée d'explications.





A new pic everyday, with interesting captions.


apod.nasa.gov

jeudi 12 avril 2012

Acting on an impulse

Stephan Zweig (1881-1942)


Just finished reading Stephan Zweig novella: Twenty-four hours in the life of a Woman. Loved it.




A mesmerazing book about compulsion or the somehow impredictible need to follow one's heart. Stephan Zweig uses the confession of an elderly  English woman, I'd say a heartbreaking confession, let's not forget that the story takes place in  1900 or so and the woman's respectability was at stake.


Mrs C. unburdens her soul by telling the narrator about the most terrible 24 hours of her life when in her foorties she became quite bewitched by a desesperate young Polish aristocrat addicted to gambling. She falls for him (and in his bed) while all she wanted was to prevent him from taking his own life.


Acting on impulse, be it motivated, consciously or not by passion or desire for riches can have life-changing consequences. It is far beyond any moral issue. 


About a hundred pages of old fashioned prose filled with long sentences and sub-clauses. I particularly loved the (may be too long) description of the hands of players in the casino. Powerful and quite subtle writing.


Two hours of my life: very moving and pleasant.








J'achève la lecture de "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme". J'aime beaucoup. Environ une centaine de pages d'une écriture désuète, néanmoins puissante et subtile. La description (peut-être trop longue) des mains des joueurs du casino de Monte-Carlo m'a enchantée.

C'est un livre fascinant qui traite de la compulsion, de la nécessité de suivre, consciemment ou non les élans du coeur. Stephan Zweig utilise le personnage d'une vieille femme anglaise laquelle se confesse au narrateur. Une confession très émouvante car ce qui de nos jours peut paraître anodin était tout à fait inconcevable et choquant dans les années 1900.

Donc, cette Mme C. raconte vingt-quatre heures de son existence. Veuve de quarante ans environ, elle tombe sous le charme d'un très jeune aristocrate polonais (et également dans son lit). Elle souhaite seulement le sauver d'un suicide probable.

Obéir à ses impulsions entraîne des bouleversements qui peuvent changer le cours d'une existence. Passion amoureuse, addiction au jeu. On ne parle pas de morale.

Deux heures de ma vie...  Lecture émouvante et très plaisante.

dimanche 8 avril 2012

Animal Farm-George Orwell-Full Length Animated Movie(1954)




Moody weather on my sand dune. Busy day... Although I wont be hunting for eggs in "Animal Farm". More likely to spend the evening in Utopia after sharing a nice lunch with dear friends. 


Hope the baklavas I made yesterday are good. Did not have phyllo dough so used brick dough instead.






Un dimanche quelque peu maussade sur ma dune. Le temps n'est plus où je cherchais des oeufs de Pâques dans le jardin de mes grands-parents. Après un déjeuner entre amis très chers je prévois une soirée en Utopie. Animal Farm...

Et puis j'espère que les baklavas préparés hier seront appréciés. Comme je n'avais pas de pâte à phyllo j'ai tenté l'expérience avec des "bricks".

vendredi 6 avril 2012